Manifeste

Les groupes meurent dans les charts. Pas dans les locaux de répète.

Dans les classements, les groupes se font rares : le haut du panier, c’est des artistes solo et des producteurs. Mais pousse la porte d’un studio de répète un mardi soir : ça sue, ça cherche un·e batteur·se, ça s’engueule sur un pont, ça repart avec l’envie de revenir. L’envie de jouer ensemble n’a jamais disparu. Ce qui manque, c’est un bon moyen de se trouver.

Le constat

On a passé des mois à lire les forums, les sites d’annonces et les groupes Facebook. La demande est là, tous les jours. Mais tout le monde cherche de la même façon : une annonce, trois filtres, et beaucoup d’espoir.

  • Les annonces meurent en silence. On écrit, personne ne répond, l’annonce date de 2019.
  • Le contact est payant sur certains sites. Payer pour dire bonjour à un·e bassiste, sérieusement ?
  • Le swipe ne marche pas pour la musique. Il faut une densité de gens que personne n’a, ville par ville. Plusieurs « Tinder des musiciens » s’y sont cassé les dents.
  • Batteur·ses et bassistes sont rares, souvent noyé·es sous les messages. On les chouchoute, on ne les inonde pas.

Et surtout : un groupe qui tient, ce n’est pas une étiquette « rock » en commun. C’est la même envie (pour le kiff, sérieux, objectif pro — la première cause de split), du temps en commun, des goûts précis qui se recoupent, un niveau proche, pas trop de route. Et ça ne se devine pas sur un profil : l’alchimie se construit en jouant.

Alors on a tout pris à l’envers

Des annonces vivantes, que tout le monde parcourt sans compte (on ne s’inscrit que pour contacter, et on peut rester discret·e), et surtout une Sélection de quelques musicien·nes et de groupes qui recrutent, avec le pourquoi. Un groupe qui cherche quelqu’un poste ses places à prendre, et on lui montre tout de suite qui colle. Pas de « envoyer un message » dans le vide : « Ça m’intéresse », une prise de contact simple avec des créneaux déjà en commun pour une répète d’essai. Et après la répète, le retour : un retour privé, « on continue ? ». Quand c’est oui des deux côtés, ça siffle. Ça vibre.

Ce qu’on ne lâchera pas

Nos principes

  1. Regarder sans compte

    Les annonces sont en accès libre : les groupes qui recrutent et les musicien·nes du coin se parcourent sans s’inscrire. Tu ne crées ta fiche que le jour où tu veux écrire à quelqu’un, et elle peut rester discrète.

  2. Vite en répète

    Tout est pensé pour passer vite à la répète d’essai : créneaux en commun pré-cochés, studios proches suggérés, candidat·es proposé·es aux groupes dès qu’ils postent. Moins de blabla, plus de son.

  3. Pas d’annonces mortes

    Statut actif visible, demandes qui expirent en 72 h, 5 demandes en cours à la fois pour que chacun·e ait des réponses. Les fiches inactives depuis 60 jours sortent des Sélections. Si quelqu’un apparaît, il est là.

  4. Pas de swipe, pas de likes, pas d’étoiles

    Personne ne se fait noter. Les retours après répète sont privés et agrégés. On ne fabrique pas une vitrine de popularité, on fabrique des rencontres.

  5. Le pourquoi, toujours

    Chaque proposition vient avec ses raisons : vos artistes en commun, vos dispos, votre envie. Un match qu’on comprend, on y répond. Et un « pas pour moi » affine la suite, sans jamais être montré tel quel.

  6. Les rares, on les chouchoute

    Il y a environ deux guitaristes par batteur·se. Les demandes reçues par les rôles rares sont triées par compatibilité, pas par date. Moins de bruit, plus de bonnes rencontres.

  7. Local d’abord

    Un groupe répète en moyenne à quelques kilomètres de chez ses membres. On raisonne ville par ville, et on te dit franchement quand on élargit le rayon.

  8. Ta vie privée n’est pas un produit

    Jamais d’adresse précise, juste ta ville et des distances arrondies. Aucun traceur tiers, polices hébergées chez nous, export et suppression de ton compte en un clic.

Ton futur groupe t’attend quelque part

Peut-être à trois rues. Peut-être qu’il a rangé sa gratte en 2012. Fais ta fiche, ou celle de ton groupe : on s’occupe des présentations.